En bas de cet article, une vidéo de 2 minutes explique son contenu de façon claire, avec des illustrations et des comparaisons côte à côte. La vidéo est en anglais, avec sous-titres et doublage en français. Voir la vidéo ▶
Dans cette caméra d’iPhone, six lamelles plus fines qu’un cheveu sont en mouvement.
C’est l’ouverture variable de l’iPhone 18 Pro, une nouveauté de cette génération. Mais est-elle vraiment utile ?
D’abord, qu’est-ce que l’ouverture ? C’est l’orifice qui règle la quantité de lumière qui traverse l’objectif. Plus il est ouvert, plus la lumière entre. Cela aide évidemment dans l’obscurité. Une grande ouverture sert aussi à flouter l’arrière-plan, l’effet que l’on appelle bokeh. Si on la referme, c’est l’inverse : le sujet et l’arrière-plan ressortent tout aussi nets.

Jusqu’ici, cette ouverture était fixe sur l’iPhone. Sa taille s’exprime par un nombre.
Plus le nombre est petit, plus l’ouverture est grande et plus la lumière entre. L’iPhone 17 Pro n’avait qu’un seul réglage, ƒ/1.78. L’iPhone 18 Pro se règle sur quatre crans, de ƒ/1.48 à ƒ/4.0. Au cran le plus ouvert, il entre environ 1,45 fois plus de lumière qu’avant. Selon Apple, les photos en basse lumière sont environ 50 % meilleures.

Par défaut, la caméra choisit un cran selon la scène. Vous pouvez aussi régler l’ouverture vous-même.
Alors, est-ce utile ? On ne le sait pas encore. Les premières prises en main divergent. Tom’s Guide, un site d’actualité tech, a constaté un flou d’arrière-plan nettement différent. Engadget, un autre site tech, a eu du mal à voir la différence. Et la démonstration s’est déroulée uniquement en intérieur. La basse lumière, qui est pourtant le but premier de cette fonction, n’a donc même pas pu être testée.
Il y a une autre variable. Plus le capteur est petit, moins l’ouverture influence le flou d’arrière-plan. Les capteurs de smartphone sont en général petits. Et cette fois, Apple n’a pas communiqué la taille du capteur.
Il y a aussi des limites. Pas de réglage fin comme sur un appareil photo classique : l’ouverture ne se déplace qu’entre quatre crans fixes. Seule la caméra principale en dispose. Et les fines lamelles et les pièces mobiles soulèvent des questions de durabilité.
L’ouverture variable n’est pas une idée neuve. Les Galaxy S9 et S10 avaient une ouverture à deux crans, que Samsung a abandonnée avec le S20. C’est une première sur iPhone, pas sur smartphone.
Toutes les nouveautés de l’iPhone 18 Pro et ce qui change par rapport à la génération précédente sont dans les vidéos complètes.
Ouverture variable de l’iPhone 18 Pro : les chiffres clés
- Ouverture de ƒ/1.48 à ƒ/4.0 en 4 crans (iPhone 17 Pro : ƒ/1.78 fixe)
- Environ 1,45 fois plus de lumière au cran le plus ouvert, photos en basse lumière environ 50 % meilleures (selon Apple, non vérifié)
- Caméra principale uniquement, taille du capteur non communiquée
💡 FAQ
Q1. Toutes les caméras de l’iPhone 18 Pro ont-elles l’ouverture variable ?
Non. Seule la caméra principale en dispose. L’ultra grand-angle 13 mm reste à ƒ/2.2 et le téléobjectif 100 mm à ƒ/2.8, tous deux fixes.
Q2. Peut-on régler l’ouverture soi-même ?
Oui. Par défaut, la caméra choisit un cran adapté à la scène, et vous pouvez aussi le fixer vous-même. Le réglage n’est toutefois pas continu : l’ouverture ne se déplace qu’entre quatre crans fixes, ƒ/1.48, ƒ/1.8, ƒ/2.8 et ƒ/4.0. L’application Appareil photo gagne aussi des commandes manuelles pour la vitesse d’obturation et la balance des blancs, ainsi qu’un histogramme.
Q3. Une ouverture mobile pose-t-elle un risque de durabilité ?
Des lamelles plus fines qu’un cheveu et des pièces mobiles dans un téléphone soulèvent des questions de durabilité, et cette critique est apparue dès la présentation. Apple indique avoir choisi pour les lamelles un matériau pensé pour la durabilité, mais à l’heure où nous écrivons, en octobre 2026, aucun résultat de test d’endurance n’a été publié.
À voir aussi
- 📝 Fiche technique complète et détails 👉 iPhone 18 Pro : que changent l’ouverture variable et le 2 nm ?
- Vidéo complète (12 min) 👉 iPhone 18 Pro : puce 2nm et ouverture variable, qu’est-ce qui change vraiment ?
